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Blue Dogs And The Barrels – Interview

Par Woodbrass Team

La musique populaire américaine blues et rockabilly a toujours été bien représentée en France, mais récemment la country commence aussi à se faire remarquer de ce côté de l’Atlantique qui avait jusque là été plutôt insensible au Stetson sur les oreilles et à la dreadnought sous le menton. Même les excellents musiciens commencent à s’y mettre, jusque dans la Woodbrass Music School ou trois des profs, Simon Ghnassia, Lucas Montagnier et Baptiste de Chabaneix, se sont alliés au contrebassiste Martin Jaussan pour monter le groupe Blue Dogs And The Barrels qui commence à faire parler de lui dans les meilleures caves parisiennes.

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Qui êtes vous ?
Simon :
Pour mon parcours personnel, il y a une belle interview que tu as déjà faite ! Depuis, la Woodbrass Music School a plus de 300 élèves après un an et demi d’ouverture ! Et ça, c’est la classe. Je continue toujours a travailler ma guitare et notamment le country.
Lucas : Je suis le guitariste et chanteur du groupe. J’ai commencé la guitare quand j’avais 14 ans, attiré par des groupes comme Creedence, Dire Straits, les Beatles. J’ai ensuite étudié au CIM à Paris et au CRR de Versailles où j’ai passé mon DEM de guitare Jazz. Je suis professeur de guitare depuis 7 ans et donne des cours à la Woodbrass Music School depuis septembre. Au niveau musical, je jongle entre mon projet acoustique, la Lucas Montagnier Deep South Revue (avec un premier album, On My Own Playing Blues, Rags And Folk Songs, qui vient de sortir), et les Blue Dogs avec qui je joue depuis quelques mois.

Comment est né le groupe ?
Lucas :
Dans les couloirs de la School. Baptiste, qui est prof de batterie m’a proposé de faire une session autour du Blues. Je rêvais depuis un moment de jouer avec un contrebassiste « slappeur » et Baptiste a proposé Martin. Simon nous a rejoint, et une semaine plus tard, on se retrouvait en studio pour faire tourner des standards Blues, Rock N Roll, Country… On s’est tellement éclatés qu’on a décidé de pousser l’expérience un peu plus loin !
Simon : Un soir après les cours, Baptiste m’a parlé d’une session avec Lucas et je me suis tapé l’incruste, en ramenant quelques morceaux country et western swing ! J’étais super content car je cherchais depuis un moment à jouer ce genre de musique avec des vrais mecs, sympas et vachement beaux. Du coup après la première session, j’étais tellement chaud que j’ai proposé de monter un groupe. Ensuite c’est allé assez vite, on a programmé quelques répètes et monté le répertoire.

D’où vient le nom ?
Lucas :
From Kentucky ! J’étais aux Etats Unis cet été et visitait une distillerie de Bourbon dans le Kentucky. Lors de la visite, la guide nous explique qu’avant d’être mis en fût, le Whisky tout juste distillé est transparent et s’appelle le White Dog. Un peu plus tard, on marche au milieu des fûts, les « barrels » en anglais… C’est la que je me dis, « Si je monte un groupe ça sera les White Dogs and the Barrels ! ». On a juste changé le White en Blue, ça collait plus à la musique que nous jouons.

Quelles sont vos influences principales ?
Lucas :
Plus ou moins tous les styles de musique populaire américaine du début du XXème siècle jusqu’aux années 60… Le Blues évidemment, la Country, le Folk, le Bluegrass, le Jazz, le Rock N Roll, le Rockabilly, le Rythm N Blues, la Soul… Pour ce qui est des guitaristes, je pourrais en citer des dizaines mais à la volée je dirais Joel Paterson de Chicago qui mélange avec brio tous les styles cités ci-dessus, Scotty Moore, B.B King… Pour ce qui est du chant et du Show, Elvis of course, Big Bill Broonzy ou encore Johnny Cash.
Simon : Personnellement mes influences sont blues, country, jazz/blues. Et récemment le western swing, le swing des cowboys !

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Avez-vous eu des difficultés à trouver des musiciens qui aiment la country et le rockabilly en France ?
Lucas :
ça n’est pas évident. Quand je vois ce qui se passe à Chicago, en Californie, voire dans des plus petites villes du sud ou du midwest américain, où tu peux voir des concerts Blues, Country, Rockab’ tous les jours de la semaines, Paris a du mal à supporter la comparaison. Mais bon y’a quand même une petite scène sur Paris et en province et on va dire que l’avantage c’est qu’il y’a moins de concurrence ! C’est une des raisons pour lesquelles je suis heureux d’avoir rencontré Simon, Martin, et Baptiste qui, d’une part, aiment et connaissent cette musique et surtout la jouent très bien !
Simon : Je suis très content d’avoir rencontré Lucas, que j’ai vu pour la première fois chez moi pour une session à deux, avant que je le recrute pour l’école. Il ne le savait pas mais il était déjà entrain de passer l’audition ! Et je trouve que nos styles respectifs se marient très bien sur scène, Lucas avec son ES-295 et moi avec mes Telecaster. Nous avons des styles et des sons très différents qui fonctionnent très bien ensemble. Du coup on ne fait pas les mêmes solos, et le public m’a déjà dit à plusieurs reprises qu’il s’agissait d’un aspect vraiment plaisant.

Quel matériel utilisez-vous ?
Simon :
Personnellement, j’ai deux Telecasters Did. La première est très typée country à la Brad Paisley, j’adore jouer Working Man Blues de Merle Haggard avec ! L’autre est une Tele 66 plus blues et Rock n’ Roll. J’attends avec impatience l’Esquire Did que je viens de commander ! Niveau effets, j’utilise le compresseur Henretta que j’ai découvert chez Woodbrass Deluxe, j’adore cette pédale. Pas chère, sans réglages et qui sonne à mort. J’utilise un delay JHS Panther Cub absolument fabuleux que j’utilise en delay très court. J’ai aussi un RC Booster pour rééquilibrer si nécessaire en fonction de l’ampli et de la salle, une super Savage d’Anasounds pour avoir le plus beau crunch du monde et un EP Booster qui s’allume généralement pour les solos et qui finit par être tout le temps allumé plus on avance dans le concert !
Lucas : Avec les Blue Dogs, j’utilise une Gibson ES-295 de 1954, la même guitare que mes idoles Scotty Moore et Paterson ! J’ai aussi un ampli à lampes Champ 12 de chez Fender et quelques pédales: reverb, tremolo, overdrive.
Martin : J’ai une contrebasse dessinée par Jean Auray (Villefranche sur Saône) et fabriquée dans son atelier en République Tchèque en 2007, montée en cordes Boyau Pirastro modèle « Carlos Henriquez », et branchée dans un ampli Ampeg SVT III Pro avec Cabinet 4×10 Ampeg.

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