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Hit the lights : tout pour choisir son éclairage

Par Woodbrass Team

Que serait un bon spectacle sans éclairage ? Vous imaginez Bercy ou le Stade de France éclairé à la bougie (400 000 bougies donc ?) ou avec quelques lampadaires ? On perdrait toute la superbe, toute la magie du moment. Mais ça n’est pas parce que votre concert est de taille plus modeste que la lumière n’y est pas d’une importance extrême. De la même manière qu’une bonne ou une mauvaise sono peut totalement conditionner le résultat final, de bonnes ou mauvaises lights peuvent faire ou défaire un grand spectacle.

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Le problème, c’est qu’en tant que musiciens ou ingénieurs du son, on fait attention à tout sauf ça. Il y a même un certain snobisme dans l’idée que le son est important et que si les gens se focalisent sur l’aspect visuel c’est qu’ils n’ont vraiment rien compris. Pourtant, un beau light show est la parfaite manière d’inviter le public à rentrer dans votre univers. Dans le cas d’une fête avec DJ, la lumière est ressentie plus que perçue consciemment et conditionne dans une très large mesure le souvenir que les danseurs dans le public garderont de la soirée. Pour commencer votre choix, la question est la même que pour acheter du bon matériel audio : quel va être votre utilisation ? Trois situations sont possibles. Vous pouvez chercher des lumières pour un théâtre, auquel cas on mettra l’accent sur les poursuites (ces spots ajustables qui suivent les mouvements des acteurs sur scène) et les parcans (à l’origine de simples lampes dans des boîtes de conserve, existant désormais sous forme plate (Eagletone FlatLED 56). Vous pouvez aussi chercher des lumières pour votre prochain concert, et là on privilégiera plutôt les barres de spots LED (style 4Bar Chauvet) afin de pouvoir directement contrôler les variations sur scène via footswitch, plutôt que de dépendre d’un ingénieur du son qui ne connaît pas votre répertoire. Les lyres (moving heads) sont aussi parfaitement adaptées à cette utilisation, avec leur lumière qui bouge sur deux axes pour être dirigée comme bon vous semble (comme le Chauvet Spot 1 Led 240W). Enfin, vous pouvez chercher de l’éclairage pour vos soirées, et là tous les coups sont permis.

à LED du laser
Mais qu’est-ce que l’éclairage LED ? Le terme LED signifie « diode électroluminescente », et il s’agit d’une source de lumière beaucoup plus économique et durable que les antiques ampoules, et pour ne rien gâcher, un éclairage à LED ne chauffe pas. Finies les grosses goutes de sueur dès le deuxième titre… à l’origine, les LED existaient dans les trois couleurs primaires (vert, rouge et bleu), mais elles sont désormais proposées dans des coloris nettement plus originaux (ambre notamment), surtout dans le haut de gamme. De manière générale, le milieu de l’éclairage bouge à toute vitesse et les nouveautés y arrivent très régulièrement, sans le caractère frileux et conservateur que peuvent avoir certaines entreprises spécialisées dans l’audio. Après les LEDs, les SMD commencent d’ailleurs à envahir le marché. Ces micro-LEDs ont un rapport entre leur encombrement et leur capacité d’éclairage assez incroyable. La Colorbar SMD de chez Chauvet par exemple rassemble 648 LEDs sur moins d’un mètre quatre-vingt de long ! Et la puissance n’est pas en reste… Pour les LEDs, une puissance de 250 mWatt est un bon début, sachant qu’on commence vraiment à causer avec 1 Watt entier pour une salle moyenne. L’autre grande catégorie d’éclairages est le laser (acronyme pour « amplification de la lumière par émission stimulée de rayonnement »), qui permet un résultat plus fin et détaillé que la LED. Le laser graphique permet de projeter des motifs, tandis que le laser volumétrique donne des effets de volume qui peuvent être sublimés par l’utilisation de fumée. La machine à fumée est la meilleure alliée du laser, puisqu’elle rend tous les rayons apparents, créant ainsi ce fameux effet tunnel. Pour contrôler les LEDs, le DMX (transmis via câble XLR de 110 ohms) s’est imposé comme le format incontournable qui permet de tout maîtriser, de l’effet de gradation des couleurs (variation, mélange des teintes) aux changements de programmes (effet stroboscopique, morphing automatique des couleurs …), en passant par le mouvement d’une lyre sur les axes X et Y. Le format équivalent pour le laser est le ILDA, qui permet aussi de contrôler les motifs et les couleurs projetées.

swarm5fx_3

Disco’s not dead
On trouve aussi des éclairages spécialement conçus pour créer des motifs lumineux sur vos pistes de danse. Les classiques sont le Flower ou Moonflower (qui crée une multitude de faisceaux tournant sur une base de motif) et le Mushroom (la lumière se diffuse en plein de petits rayons qui forment des carreaux), mais on trouve aussi des hybrides comme le Swarm5-FX de Chauvet, qui combine éclairage LED, éclairage laser et stroboscope. Les stroboscopes sont des flashs de lumière intermittentes (comme les Eagletone Lil Strobe et Big Strobe). Dans le même esprit, les blinders envoient un gros flash de lumière d’un coup, dont la puissance aveugle pour quelques secondes afin de briser la monotonie du light show. De manière générale, il est sage d’utiliser ces effets avec parcimonie. Ne déballez pas tout le coffre à jouets d’un coup, et gardez-en pour les moments de creux. Le stroboscope, c’est comme le piment : ça peut sublimer un plat ou le détruire, tout est une question de dosage. Cela dit, il y a un effet qui doit être employé sans aucune modération, il s’agit de l’indémodable boule à facettes. Appelée boule tango à l’origine, puis devenue le symbole de l’ère disco à la fin des années 70, cet accessoire tellement kitsch qu’il en redevient de bon gout, envahissant la salle de tout ses rayons tournants, doit être utilisé avec un projecteur spécial pinspot (Chauvet Pinspot 2 par exemple), au rayon très fin qui se reflète donc en des milliers d’autres rayons lorsqu’il rencontre la boule. Vous l’aurez compris, le milieu de la lumière est aussi riche et aussi créatif que les autres rayons des Woodbrass Stores, n’hésitez donc pas à y jeter un œil lors de votre prochain passage !

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