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Les 10 pires ennemis… du groupe de rock

par Woodbrass Team

Peu d’entre nous ont commencé la musique avec l’objectif de jouer tout seul dans une chambre : le jeu en groupe est l’extension naturelle de la pratique d’un instrument. Et dans la plupart des cas, la musique qui se partage le plus facilement est évidemment le rock sous toutes ses formes (blues rock, métal, punk…). Dans le principe c’est très simple : vous trouvez d’autres musiciens qui ont des goûts musicaux pas trop éloignés des vôtres et avec qui vous vous entendez bien, vous trouvez un nom, vous écrivez des chansons et vous faîtes des concerts dans le monde entier. En réalité, la vie d’un groupe de rock est sans arrêt menacée par ces dix ennemis jurés.

10 – La peur de se renouveler
Au début tout est si simple : vous trouvez une bonne chanson, vous en faîtes dix dans le même genre et voilà le premier album ! Si par bonheur ce premier album marche alors les ennuis commencent… Il est en effet normal d’avoir peur de changer une formule qui a fait ses preuves. De nombreux groupes se contentent donc d’écrire une dizaine de titres dans un style proche de l’album précédent et voilà le deuxième ! Mais les fans ne vont pas tarder à se lasser, et nombreuses sont les formations qui disparaissent sous le poids de leur propre immobilité. à plus forte raison à l’heure actuelle où l’information circule vite et se renouvelle à tout berzingue.
Exemple : Dans les années 80, AC/DC a sorti plusieurs albums qui se ressemblent beaucoup et ont fini par lasser les fans. Il faudra attendre The Razor’s Edge en 1990 pour qu’ils retrouvent le goût de la nouveauté.


9 – L’envie de se renouveler

Il ne faut pas stagner pour rester en vie, mais pour autant il ne faut pas non plus bouger dans tous les sens. Un groupe de rock doit connaître son identité et ne pas se fourvoyer dans des expérimentations douteuses qui n’intéressent que lui. Nombreux sont ceux qui ont perdu toute crédibilité en se lançant dans le reggae, la disco ou le dubstep après une discographie de boogie rock traditionnel. L’avantage de ce genre d’égarement et qu’il vous permet de faire le coup de l’album “come back” deux ans plus tard, en déclarant à la presse : “Notre prochain album sera un véritable retour aux sources.”. Le carton est d’autant plus garanti que l’album expérimental était pourri.
Exemple : Après le succès énorme de OK Computer, le groupe Radiohead a eu l’idée de passer de la pop alternative à la musique électronique. Beaucoup de fans ont eu du mal à suivre.

 8 – La presse
Bien sûr la presse est un excellent allié pour promouvoir vos albums et vous faire découvrir à leurs lecteurs, mais la presse cherche avant tout à vendre au plus grand nombre. A ce titre, les journalistes s’intéresseront surtout à vous une fois que vous serez trop connus pour avoir besoin d’eux, et ils relaieront surtout les aspects les plus glauques et personnels de votre existence, sous prétexte que c’est ça qui vend. Attendez vous donc aux gros titres et couvertures le jour où vous insultez un passant, alors que votre dernier album qui est pourtant un chef d’oeuvre a eu droit à une chronique d’un quart de page.
Exemple : La presse a passé autant de temps à spéculer sur les véritables rapports entre Jack et Meg White (frère et soeur ? mari et femme ? ex ?) qu’à parler du génie musical des White Stripes.

7 – Une ambition démesurée
Comme le disait très bien Mick Jagger, “It’s only Rock n’ Roll but I like it” (ce n’est que du rock mais c’est ça que j’aime). Autrement dit, lorsqu’un groupe se donne des ambitions artistiques trop grandes ça finit forcément par lui retomber dessus. Qu’il s’agisse de l’album conceptuel en huit volumes sur les guerres napoléoniennes ou du concert de sept heures inspirée des oeuvres intégrales de Bertold Brecht, un projet trop ambitieux est le meilleur moyen de passer pour un groupe prétentieux. La plupart des fans attendront l’album du retour aux sources…
Exemple : The Pink Floyd ont enchaîné deux albums conceptuels à la fin des années 70, Animals et le double The Wall. Le troisième, The Final Cut était celui de trop : c’est le dernier album de la formation classique du groupe.

6 – Les excès en tous genres
Lorsqu’on passe sa vie en tournée sans véritable jour de repos, la tentation d’aider son corps à tenir le coup avec des petites pilules est vite arrivée. Et lorsqu’on passe son temps à attendre, que l’on est riche et très entouré, les drogues les plus exotiques trouvent toujours le moyen de faire apparition dans votre vie. Ne vous fiez pas aux arguments du genre “c’est bon pour l’inspiration” ou “j’arrête quand je veux”, ce genre de substance deviendra bientôt votre raison d’exister et elle vous coûtera invariablement beaucoup d’argent, tous vos amis et plusieurs années de votre carrière.
Exemple : Pour Aerosmith, les années 80 ont été l’occasion de multiples séjours en clinique de désintoxication, au prix d’albums tout à fait dispensables.

5 – La maison de disques
La maison de disques est votre amie. Du moins tant que vos albums se vendent sans qu’ils aient à les promouvoir. Dès que les ventes de vos albums ralentissent, vous pouvez compter sur eux pour trouver l’idée géniale qui vous remettra en selle. Bien entendu, il s’agira probablement de la même idée géniale qu’avait eu un autre responsable d’une autre maison de disques la semaine précédente. Leur rôle sera donc de vous influencer et de décider qu’il manque un single sur l’album avant même de l’avoir écouté en entier.
Exemple : Lorsque Queen a voulu sortir Bohemian Rhapsody en single, la maison de disques trouvait le morceau trop long et pas assez formaté. à ce jour, le single s’est vendu à plus de six millions d’exemplaires.

4 – Les filles
Soyons clairs d’entrée : la plupart des musiciens mâles se sont mis à la musique pour plaire aux filles, et sans elles il est clair que la plupart d’entre eux se seraient plutôt mis au macramé. Cependant, la présence féminine autour d’un groupe est le meilleur moyen de monter les musiciens les uns contre les autres. Prenez un groupe de rock lambda. Tous les musiciens sont amis. Introduisez une fille dans l’équation. Chaque musicien devient alors un concurrent pour les autres, et la belle amitié qui existait avant devient une rivalité sans merci. L’autre cas de figure peut être la petite amie d’un des musiciens qui décide de donner son avis sur la musique du groupe…
Exemple : Yoko Ono et les Beatles, ça vous dit quelque chose ?

3 – Le matériel capricieux
Quoi de plus frustrant que de monter sur scène, de sentir cette décharge d’adrénaline, d’entendre le public qui vous donne l’impression d’être un dieu vivant pour finalement donner le premier coup de médiator et vous rendre compte qu’aucun son ne sort de l’ampli ? Sur scène, le matériel défectueux est le meilleur moyen de tuer l’ambiance d’un concert. En studio, c’est une excellente manière de perdre un temps cher et précieux pour enregistrer la bonne prise. Dans tous les cas donc, achetez du matériel de bonne qualité et entretenez le !
Exemple : Un des exemples les plus fameux est la scène du film Spinal Tap dans laquelle le guitariste Nigel Tufnel se rend compte que son émetteur sans fil pour guitare capte aussi la CB des militaires pour qui il joue…

2 – Le manager
L’histoire du rock a connu des grands managers, du Colonel Tom Parker qui s’occupait d’Elvis à Peter Grant qui s’occupait de Led Zeppelin ou Brian Epstein pour les Beatles. Le rôle du manager est généralement de défendre l’intérêt du groupe auprès de tous les acteurs extérieurs, comme la maison de disques ou la presse, et il peut prendre des décisions vitales pour votre carrière. Le problème, c’est qu’il gère vos intérêts et votre argent, et qu’à ce titre si il décide qu’il ne vous aime plus ou qu’il aurait bien envie de garder tous les sous pour lui, il n’y a pas grand chose que vous puissiez faire pour l’en empêcher…
Exemple : En 1967, le manager Andrew Loog Oldham a arrêté de travailler avec les Rolling Stones. ça ne l’a pas empêché de sortir ensuite deux albums du groupe sans leur autorisation.

1 – Le groupe lui-même

Le principe d’un groupe est toujours bizarre. Ce sont des adultes majeurs et responsables qui font le choix conscient de passer plein de temps les uns avec les autres dans un bus qui sent les pieds plutôt que de rester à la maison avec leurs familles. Du coup, les tensions se construisent tranquillement façon Loft Story et finissent par éclater de manière complètement démesurée et injustifiée. Ajoutez à ça des conflits d’ego qui surgissent d’autant plus facilement que les musiciens aiment bien imposer leur vision artistique, et le ragoût peut être explosif.
Exemple : Le documentaire Some Kind Of Monster documente en détails la tourmente de Metallica lorsqu’ils ont été obligés de faire appel à un thérapeute de groupe tellement ils ne se supportaient plus.

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