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Musikmesse 2015 part 2 : la messe est dite

Par Woodbrass Team

La Musikmesse de Francfort 2015 avait beau ne pas être l’énorme salon que l’on aurait aimé, il y avait quand même pas mal de belles choses à dénicher. Après la première partie, voici la suite. Suivez le guide !

relish

RELISH
Parmi la multitude de marques proposées par des luthiers plus ou moins inventifs, il y a ces noms qui semblent revenir dans les bouches de tous les amateurs de belles choses. Cette année, ce sont sans conteste les suisses de Relish qui ont fait rêver de nombreux six-cordistes, et il y a de quoi. Leur modèle Jane a une forme à la fois classique et moderne sans tomber dans le gadget ou le traditionalisme, et cache une conception révolutionnaire autour d’un squelette en métal recouvert d’un léger corps en bois. Le corps est donc creux à l’exception de la poutre centrale métallique, ce qui s’entend dans le rendu sonore, à la fois dense, très clair et à l’attaque très définie. Les micros sont interchangeables et on peut ainsi passer d’un set de humbuckers à des P90 en moins de trois minutes sans plus d’outillage qu’un tournevis, et le contrôle de ces derniers se fait par l’intermédiaire de deux capteurs. En passant le doigt dessus, on active ou coupe individuellement chaque micro, ce qui permet de muter la guitare sans passer par un killswitch. Les Relish nous ont tellement tapé dans l’œil que nous sommes revenus avec une Jane en main que vous pouvez dès maintenant essayer au showroom Woodbrass Deluxe.

sc203

EVE AUDIO
Les berlinois de Eve Audio n’étaient pas très loin de leur maison, et ils en ont donc profité pour ramener tout plein de très belles enceintes de monitoring haut de gamme. Au milieu de tout ça, on aurait presque manqué les SC203 posées sur le bureau devant mais ça aurait été très dommage. En effet, ces enceintes ont beau être de la taille des enceintes de bureau multimédia qu’on trouve chez les gamers les moins sensibles au beau son, ce sont en fait de vrais outils de travail. Que ça soit pour mixer en configuration nomade avec un ordi portable ou comme configuration sédentaire dans un espace réduit, Eve Audio a fait l’effort de recherche pour que les SC203 ne sonnent pas comme des jouets.

boss

BOSS
L’air de rien, tandis que la plupart des autres marques de pédales continuent de remanier les références d’avant-hier, Boss lance des processeurs qui produisent des sons jusque là inexplorés. La pédale de guitare SY-300 est grosse, bleue et son surnom de « Guitar Synthesizer » indique assez clairement l’intention, qui est de permettre aux guitaristes d’enrichir leur son avec des gros sons de synthé façon analogique, qu’il s’agisse de sons leads, de textures ou de pads. Le plus beau, c’est qu’il n’y a même pas besoin de convertisseur polyphonique. On se branche sur l’entrée jack standard, et ça marche ! Plus besoin d’en faire un circuit à part entière, vous pouvez donc désormais ajouter cette nouvelle couleur à votre pedalboard habituel.
Boss pensait sans doute aussi aux pedalboards en concevant sa nouvelle Wah Wah, la PW-3, puisque sa taille réduite permet de la faire rentrer même quand il reste peu de place. Pour le reste, c’est simple et efficace : de la wah analogique comme on l’aime, avec deux modes (Rich et Vintage) et un voyant d’activation de l’effet.

akg

AKG
Deux grosses nouveautés pour les viennois de AKG. La première est une nouvelle version de l’incontournable D112, le micro de grosse caisse utilisé sur les scènes du monde entier depuis 3 décennies. Les D112 MKII (pas de suspense sur le nom donc) se distingue de son prédécesseur par son support de montage flexible intégré ainsi que la bobine supplémentaire qui sert à éliminer le bruit de fond. De son côté, le C314 ne cache pas non plus sa filiation et vient donc naturellement se placer comme le petit frère du vénérable C414. Il partage la même capsule, et propose quatre polarités au choix ainsi qu’une LED de détection de pression sonore trop élevée. Pour parfaire le tableau, le C314 est disponible en version appairée pour une stéréo parfaite.

schlagwerk

SCHLAGWERK
Comme le rappelle la marque avec le très beau modèle CP4025 La Peru 25th Anniversary, Schlagwerk faisait déjà des cajons à l’époque où personne n’en voulait, lorsque l’instrument n’était pas du tout à la mode. Et pour fêter ça dignement, les allemands présentent des nouveaux modèles aux deux extrémités de la gamme. Pour les débutants, la série X-One garde la sensibilité et l’excellente séparation entre son de grosse caisse et de caisse claire qui a fait la légende de la marque, mais le propose à un prix bien plus accessible que la plupart des vrais cajons, surtout pour du Made In Germany. Trois décorations différentes sont disponibles. Côté haut de gamme, Schlagwerk étend sa gamme Fineline Comfort (avec le petit pad en cuir tout doux pour les fesses) via un nouveau modèle intitulé Smokey Larch, en mélèze donc, une essence de bois moins exotique que le reste de la gamme mais tout aussi superbe esthétiquement.
Enfin, nous avons aussi pu admirer le très malin PB90, un plateau à percussions qui tient en équilibre sur un pied de caisse claire standard, et inclut deux barres fixées au velcro pour ne pas faire glisser votre shaker ou vos baguettes. On trouve un plus un pied fixé au plateau pour fixer une cowbell, ce qui permet au PB90 d’être à la fois un accessoire de rangement et un élément musical de votre installation.

focal

FOCAL
Quand les français de Focal ajoutent des enceintes à leur catalogue, ils ne font pas les choses à moitié. L’année dernière, ils avaient présenté les excellentes Alpha qui rendaient la qualité Focal accessible aux home studios haut de gamme, mais cette année la nouveauté se place dans le haut de la gamme du constructeur. Comme son nom l’indique, les Trio6 Be sont des 3 voies (subwoofer de 8“, woofer de 5“ et tweeter béryllium de 1“), mais elles peuvent être configurées en 2 voies afin de travailler avec un son plus précis et moins flatteur. Les enceintes peuvent être posées à la verticale ou à l’horizontale, et à l’écoute il faut bien reconnaître que Focal a encore frappé très fort.

zoom

ZOOM
Zoom n’avait prévenu personne et a discrètement présenté son nouveau modèle, qui n’en était pour l’instant qu’au stade de prototype. Le F8 s’attaque au marché bien spécifique du magnétophone de reportage, avec un design qui rappelle la référence du genre, les Nagra. Comme son nom l’indique, l’enregistreur est un 8 pistes qui présente des entrées XLR / jack ainsi qu’un port pour brancher les capsules déjà utilisées sur les H5, H6 et Q8 de la marque. On trouve deux emplacements pour cartes SD (de quoi stocker large donc), la possibilité de travailler avec un time code (pas bête pour les vidéastes) et, nomadisme oblige, la possibilité de travailler sur piles. Pas de date de sortie pour l’instant, mais nous sommes plusieurs à avoir bien hâte de nous pencher sur le produit fini.

marshall

MARSHALL
Les nostalgiques du temps où le monde entier résonnait des assauts sonores de murs de Plexi vont être à la fête, puisque Marshall revisite enfin son glorieux passé en proposant une nouvelle série à l’esprit vintage. Les trois modèles Astoria ont un look absolument frappant, reprenant le logo carré des premiers JTM45 et de très belles couleurs entrecoupées d’une bande blanche façon hot rod. Les trois modèles ont en commun leur puissance de 30 watts avec une lampe de puissance KT66 (une des références des férus de Marshall des années 60), un étage de rectification à lampe GZ34, pas de feedback négatif (plus de sensibilité aux nuances de jeu donc) et un réducteur de puissance intégré. Le AST1 est monocanal, c’est le plus simple des trois et il se présente dans une belle robe vert olive. Le AST2 arbore quant à lui un costume rouge et reste monocanal, mais il inclut un boost de 20dB ainsi qu’une boucle d’effets en série, ces deux fonctions étant footswitchables. Sur le bleu du lot, le AST3, on conserve la boucle d’effets mais cette fois-ci on retrouve une structure à deux canaux, moins vintage mais utile pour les guitaristes qui ont besoin d’un son clair (quelle drôle d’idée !).
Par ailleurs, nous avons eu droit à une présentation exclusive du nouveau combo Code 25, un petit modèle numérique 25 watts pour la maison. Il présente des modélisations des classiques Marshall ainsi que d’amplis américaines réalisées par la société Softube, déjà responsable des sons de la tête JMD1. Le tout est éditable via une application iOS et Android à l’ergonomie originale. Enfin, le Code 25 peut aussi faire office d’enceinte Bluetooth pour vos appareils nomades. Le tout vaudra un peu moins de 200 euros et devrait être disponible avant la fin de l’année, à suivre donc !

lauten

LAUTEN
Ils ont beau équiper les studios les plus prestigieux et être utilisés par les ingénieurs les plus chervronnés, les micros Lauten Audio n’étaient jusque là disponibles qu’en dessous de 1500 euros. Cette année, Lauten étend donc sa gamme vers le haut avec l’Eden, ou LT-386 pour les intimes, un micro à lampe dont la belle finition vert clair évoque les 251 d’antan. On y trouve trois directivités au choix (cardoïde, omnidirectionnel et figure of 8), un filtre passe-haut conçu pour les voix et la grosse caisse, ainsi qu’un transformateur de sortie de luxe fabriqué aux Etats Unis. Les ingénieurs à la recherche d’un micro à lampes suffisamment polyvalent pour faire face à de très nombreuses situations avec une qualité supérieure devraient être comblés.

roland

ROLAND
La batterie électronique TD-15 n’est plus, voici sa remplaçante et grande sœur, la TD25K ! Grande sœur puisqu’elle se rapproche plus du haut de gamme de la marque, la désirable TD-30. On retrouve des sons très proches via le module SuperNATURAL, ainsi que des sensations de jeu naturelles grâce aux peaux de caisse claire et tom Mesh, aux cymbales multizones et au charley qui se monte sur un pied traditionnel pour un contrôle très intuitif. Pour couronner le tout, le module TD25 permet d’enregistrer directement ses performances sur clé USB.
Du côté de la gamme Aira, Roland a montré qu’il n’était pas largué face au retour en force du synthé modulaire et a donc proposé une version modulaire (ou rackable) de son synthétiseur System 1, le bien-nommé System 1M. Mais il y avait beaucoup plus, avec quatre modules indépendants au format Eurorack (mais qui peuvent aussi être utilisés en standalone) : le bit crusher Bit Razer, le scatter Scooper, le delay Demora et la distorsion Torcido. De quoi compléter son système avec de très beaux modules.

aira

YANAGISAWA
Après les modèles alto il y a deux ans, c’est désormais au tour des saxophones ténor de la marque japonaise de recevoir un lifting général. En plus de quelques changements esthétiques (dont de nouvelles décorations gravées), l’angle de la touche du petit doigt et du premier Fa ont été revus pour des positions de jeu plus douces et naturelles, et le côté droit est mieux amorti. De nombreux petits détails se combinent pour parvenir à des modèles ultra confortables et qui sonnent encore mieux : le T-WO37, T-WO20, T-WO10, T-WO2 et T-WO1.

yama

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