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NAMM 2017 : deuxième jour

Comme tous les ans, le salon d’hiver du NAMM se tient à Los Angeles, et cette année encore Woodbrass s’est déplacé pour vous ramener les nouveautés les plus excitantes et les exclus les plus fraîches. Cette édition a beau arriver dans un contexte politique et économique compliqué, l’enthousiasme paraît de mise et, lorsqu’on voit les jolis produits qui foisonnent cette année, il y a de quoi se faire de belles envies. Voici un premier aperçu des instruments et accessoires que vous retrouverez en magasin pendant toute l’année 2017.

par Woodbrass Team

MARTIN

Sennheiser
La série de micros sans fil D1 nous avait beaucoup plus lorsqu’elle a été présentée en 2015, et voici que Sennheiser met cette année son savoir faire en la matière au service des budgets plus modestes. La série XS se divise en deux gammes, XS1 et XS2. Le récepteur XS1 est très simple mais n’en reste pas moins un moyen très efficace et peu coûteux de s’affranchir des câbles sur scène. Le XS2 est plus complet et mieux construit, avec son boîtier en métal, ses 12 canaux de réception (contre 10 pour le XS1), ses antennes externes et ses fréquences sélectionnables avec beaucoup de précision. Il s’adresse aux musiciens ou ingénieurs en voie de professionnalisation tandis que le XS1 sera plus une initiation au sans fil. De nombreuses configurations existent pour toutes les situations envisageables : XSW1-825 pour chanteur avec capsule 825, XSW1-835 ou XSW2-835 pour chanteur avec la capsule du micro référence de la marque, le e835, XSW2-865 pour chanteur en finesse (avec un micro statique plutôt que dynamique), XSW1-ME3 et XSW2-ME3 avec micro statique serre-tête pour les conférenciers, XSW1-ME2 et XSW2-ME2 avec micro Lavalier pour la voix parlée, XSW1-CL1 et XSW2-CL1 avec embase jack pour les guitaristes et bassistes, et enfin le XSW1-908 avec micro col de cygne pour les cuivres. Avec un tel choix, vous ne devriez pas avoir de problème à trouver votre système idéal.

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Martin
Depuis 1833, la plus vénérable des marques de guitares acoustiques a toujours eu un système de numérotation de ses guitares d’une simplicité désarmante. Les numéros de série des Martin correspondent tout simplement à l’ordre dans lequel elles ont été fabriquées, en commençant par la numéro 1 il y a pas loin de deux siècles, pour arriver aujourd’hui à… Deux millions ! La marque avait sorti la légendaire D-100 à l’occasion de la numéro 1 000 000 en 2004, et cette année, treize ans plus tard, ce chiffre a déjà doublé et voici donc la dreadnought qui a l’honneur de porter le numéro 2 000 000. Cette pièce unique, qui ira directement au musée Martin sans passer par la case vente au public, part d’une base de D-45, l’instrument le plus mythique et emblématique de l’exigence de qualité des luthiers de Nazareth, avec un corps en palissandre brésilien et une table en épicéa Englemann avec traces de pattes d’ours. La décoration de la guitare développe le thème du temps qui passe avec des rouages dentés, et le clou du spectacle, une montre intégrée dans la tête conçue par un artisan de Pennsylvanie (des voisins de Martin donc), Roland G. Murphy de RGM qui n’a reculé devant aucune tâche de précision pour concevoir un bijou absolu. La rosace comme les mécaniques sont décorées avec des guillochages (un processus qui consiste à découper des formes géométriques dans le métal, très utilisé en horlogerie haut de gamme) d’une finesse hallucinante, et le tout donne une bonne idée du souci de qualité que l’on retrouve même dans les modèles les plus simples de la marque américaine.
Mais cinquante chanceux pourront aussi célébrer dignement l’anniversaire de la marque avec un modèle qui ne restera pas au musée de la marque, la D-200. Cette superbe édition limitée reprend un look évoquant la décoration de la 2 000 000 avec des bois très proches (corps en palissandre brésilien et table en épicéa Adirondack), des incrustations sublimes et le guillochage des mécaniques comme de la rosace. Il n’y a plus de montre intégrée à la tête, mais il y a une montre co-signée par RGM et CFM (Christian Friedrich Martin, le fondateur de la marque) dans l’étui en aluminium ! Ce n’est pas tous les jours qu’une guitare est livrée avec des goodies d’une valeur de 9 000 euros environ, mais ça n’est pas tous les jours non plus qu’une marque atteint la bagatelle de deux millions d’instruments fabriqués.
Pour ceux qui préfèrent acheter une maison plutôt qu’une guitare, il y a quand même de très belles nouveautés avec la série 16 revue et corrigée. Pour l’occasion, cette série aux tarifs relativement démocratiques a été rebaptisée Americana, même s’il s’agit de guitares plus modernes que traditionnelles. Esthétiquement, le binding argenté les démarque immédiatement, et une très légère touche orange inspirée par une voiture de chez Audi met en valeur ce binding en plastique acrylique, préféré à l’aluminium qui est nettement moins aisé à travailler. Les tables sont en épicéa Sitka, et les corps sont pour la première fois en bois américains (contrairement à l’acajou et au palissandre qui sont forcément importés) : sycomore pour les deux modèles dreadnought (pan coupé DC-16E ou normal D-16E) et cerisier de Pennsylvanie pour la 0MC-16E. Le sycomore avait déjà été employé sur une édition limitée de la D-18 et depuis les amateurs de dreadnought réclamaient son retour, c’est désormais chose faîte, et rien n’est plus logique puisque l’usine Martin se trouve sur Sycamore Street à Nazareth ! Autre excellente idée, la dreadnought est en profondeur 000, légèrement moins épaisse que les D standard donc. La caisse devient donc moins douloureuse à contourner pour ceux qui n’ont pas le bras long, et la tenue devient plus naturelle lorsqu’on joue debout. Enfin, triple cerise sur un gâteau déjà bien délicieux, les mécaniques choisies sont les superbes Schaller Grandtune Schaller, le sillet de chevalet est en ivoire de synthèse Tusq, et le tout est amplifié par le système Fishman Matrix VT Enhanced. Il n’y a plus qu’à se brancher, à composer une vingtaine de chansons et vous êtes partis pour une tournée de quelques décennies !
Au rayon petits formats, deux anniversaires faisaient l’objet d’éditions spéciales commémoratives. Tout d’abord, le ukulélé Martin fête son centenaire, et pour l’occasion nous avons pu admirer deux pièces qui seront fabriquées à 100 exemplaires chacune. Le Style 1 Centennial Ukulele est le plus sobre des deux, avec corps en acajou massif et touche en morado (pau ferro pour les intimes), tandis que le Style 3 Centennial Ukulele joue la carte de l’extrême raffinement avec un acajou de qualité supérieure, une touche et un chevalet en ébène, des chevalets en os et surtout une décoration à base d’incrustations en forme de diamants qui décore de façon luxueuse sans tomber dans le mauvais goût. Mais si on ne joue pas de ukulele, l’objet lui-même a déjà de quoi susciter de sévères convoitises. La petite acoustique de voyage Backpacker n’en est qu’à son quart de siècle mais c’est déjà un classique, et elle porte notamment la distinction d’avoir été la première guitare dans l’espace ! Pour fêter cet anniversaire, un modèle spécial entièrement en sapele a été conçu. Il est équipé d’une touche richlite et d’un accastillage noir qui donne un côté sobre et très sombre à cette belle version.
Par ailleurs, deux nouveaux modèles signature étaient aussi présentés, tous deux dérivés de la guitare la plus célèbre de la marque, la vénérable D-28. Le chanteur de country Dwight Yohakam a appliqué son goût du bling à sa DD-28 dont la touche est décorée façon honky tonk casino, avec des cartes à jouer qui décorent la touche, dont la plaque de protection est agrandie dans l’esprit des Martin modifiées par Paul Bigsby dans les années 50 et dont la tête est ornée du logo bloc habituellement réservé au D-42 et D-45. Au-delà du look très fun, le son n’a pas été laissé de côté, avec un corps en palissandre indien et une table en épicéa Sitka. Plus folk et plus sobre, la D-28 du chanteur John Prine arbore les superbes décorations de touche « snowflake » de la D-42, et une discrète paire d’ailes en perle blanche décore la tête, en référence au morceau Angel From Montgomery. Ce titre, qui se trouve sur le premier album éponyme de Prine sorti en 72, a notamment été repris par Bonnie Raitt, Ben Harper, Dave Matthews, Susan Tedeschi et John Mayer. Les bois utilisés sont de premier choix, avec table en épicéa Englemann et palissandre de Madagascar pour le corps.
Pendant ce temps, le Custom Shop n’est pas resté les bras croisés (en plus de la 2 000 000 s’entend !) et ils proposent aussi trois nouveaux modèles limités, soit à peu d’exemplaires soit commandables uniquement cette année. On commence par le plus simple, la CS-CFMartinOutlaw – 17, une dreadnought d’apparence ultra simple qui allie des méthodes de production typées vintage (hide glue, table en épicéa Adirondack vieilli et acajou pour le corps) avec un manche très moderne, le fameux High Performance Taper. On retrouve d’ailleurs ce profil de manche très fin sur la nouvelle CEO, la 8.2, qui reprend la forme de la J-200 empruntée à Gibson mais n’emploie que des bois certifiés renouvelables, à commencer par une table en épicéa européen et un corps en acajou, ce qui en fait une version très luxueuse de la J-100. La CEO 8.2E reprend ces mêmes caractéristiques et leur ajoute un micro de rosace Fishman Blackstack. À noter aussi que le Custom Shop Martin, d’un naturel plutôt conservateur, s’est enfin intéressé aux méthodes de vieillissement artificiel, le fameux « relicage », sur une D-28 façon pre-war plus vraie que nature. On se doute bien que les guitaristes acoustiques sont moins sensibles à la belle patine que les fans de Fender, mais l’initiative est très bienvenue, surtout quand le résultat est bluffant à ce point.
Enfin, Martin a donné des sueurs froides à beaucoup d’amateurs de vintage avec leur excellente série Authentic qui reprend avec une extrême fidélité les méthodes de fabrication de leurs légendaires instrument d’avant-guerre. Le modèle de cette année est un corps assez petit à 12 cases, une pure merveille dont la rareté la rend pareille au dahu et autres yétis. La 000-30 de 1919 a été fabriquée à deux exemplaires à l’origine, et l’une de ces jumelles se trouve à Nazareth, où les luthiers du Custom Shop ont pu l’observer dans les moins détails pour préparer cette sublime réédition. Cette année est importante à plusieurs titres, puisqu’il s’agit de l’année où le binding en ivoire a été remplacé par l’ivoroid, et le passage d’un manche en deux pièces à une seule pièce, plus solide et résonnant à la fois. La version Authentic reprend les moindres détails de la vénérable ancienne, en remplaçant simplement le palissandre de Rio par du Madagascar, beaucoup plus simple à obtenir à l’heure actuelle, mais pour le reste on y est, jusqu’au manche sans truss rod et sans renfort en ébène, entièrement en acajou pour une guitare très légère et sonore. La table est en Adirondack torréfié et les mécaniques sont de superbes Waverly avec plaque gravée. La 000-30 n’avait pas le côté grandiose de la D-200 ou les basses énormes des différentes D-28, mais c’était pourtant la guitare la plus séduisante du stand Martin cette année.

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Aston
Les micros britanniques Aston nous avaient déjà très impressionnés l’année dernière, et entre temps le Spirit et le Origin sont devenus des best-sellers dans la catégorie très convoitée des micros studio à moins de 500 euros. Pour compléter le tableau de manière intelligente, la marque présente cette année le Starlight, un micro crayon statique à petit diaphragme qui est doté de nombreuses caractéristiques qui le distinguent de la concurrence même plus couteuse. Pour commencer, il dispose d’un pointeur laser activable via un mini switch, un véritable coup de génie d’une simplicité absolue à postériori, sauf qu’aucun autre constructeur n’y avait pensé avant. Le laser permet de voir précisément la manière dont le Starlight est orienté par rapport à la source sonore que l’on cherche à enregistrer et ainsi de retrouver très facilement sa position lorsque la source s’est déplacée. Imaginez par exemple à quel point cette fonction sera utile lorsque vous enregistrez un guitariste acoustique et que ce dernier prend une pause, vous n’aurez plus à tâtonner des heures pour retrouver exactement le même son, il suffira de retrouver le même emplacement grâce au laser projeté sur la table de l’instrument. Mais cette fonction ne serait qu’un génial gadget si le son n’était pas au rendez-vous, et là aussi Aston a pris sa mission très au sérieux avec un circuit d’amplification à microprocesseur qui permet un niveau de sortie colossal et un niveau de bruit très bras, l’idéal lorsqu’on est obligé de brancher le Aston sur un préampli qui n’est pas ultra efficace. Un switch à trois positions permet de choisir son voicing (vintage, moderne ou hybride), et ce switch active en fait des filtres qui jouent à la fois sur la capsule et le microprocesseur, avec un résultat aussi drastique que si l’on changeait la capsule. Ajoutez à ça un filtre coupe-bas et un atténuateur intégrés, et vous obtenez une future référence pour les ingénieurs du son qui cherchent une manière efficace d’enregistrer une batterie ou un piano avec un budget très serré. À noter que le Starlight existe aussi en paire stéréo.

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Jensen
La marque italienne de hauts-parleurs avait déjà fait sensation avec sa série Tornado, dont les aimants en néodyme réduisaient considérablement le poids sans pour autant perdre l’exigence sonore que l’on associe à la marque. Le problème du Tornado venait de son look et son voicing, trop modernes et différents des autres modèles Jensen pour complètement convaincre les conservateurs. C’est pour répondre à cette demande qu’ils proposent désormais la série Tornado Stealth, qui allient son vintage et look hybride, avec la cloche traditionnelle mais dans une version profilée, plus fine et classieuse. Les trois modèles sont repartis par puissance, avec le T65 (65 watts), le T80 (80 watts) et le T100 (100 watts, d’une logique implacable). Le T65 est typé classic rock, parfait pour le blues britannique de la fin des années 60, entre un Greenback et un Creamback. Le T80 est plus agressif, avec des graves plus profonds et une meilleure fermeté de l’attaque, très adaptée au rock de la décennie 80. Enfin, le T100 est le plus précis et défini des trois, avec des aigus chatoyants qui ont déjà séduit George Benson puisqu’il s’agit du haut-parleur que l’on retrouve dans son Fender Twin Reverb signature. Si c’est assez bon pour George, ça devrait convenir à pas mal de monde.

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Neumann
Adapter ses écoutes à la pièce dans laquelle on les utilisera n’est pas une mince affaire, et une entreprise comme Trinnov propose des solutions dans ce sens qui se monnaient à plusieurs milliers d’euros. Fort d’une grande expérience de l’interface entre numérique et audio, Neumann propose désormais une solution pour les ingénieurs à la recherche de moniteurs qui conviennent à des environnements peu flatteurs ou une utilisation nomade (dans le cadre de laquelle on ne sait par définition pas à quoi s’attendre) avec les KH 80 DSP. Ces enceintes ont beau être plus petites que les fameuses et incontournables KH 120, elles sont susceptibles de dépasser ces dernières en milieu hostile grâce au DSP intégré qui gère un logiciel de calcul mathématique des dispersions de fréquences, afin de compenser automatiquement des fréquences perdues ou soulignées par la pièce. Vous avez ainsi l’assurance de retrouver votre confort d’écoute quel que soit le contexte, et dans ses caractéristiques même les KH 80 DSP sont prévues pour les project studios installés sans traitement en profondeur : la dispersion horizontale est très large afin de garder un très bon confort d’écoute en se déplaçant sur une console sans rester dans l’axe, alors que la dispersion verticale est réduite pour éviter les rebonds sur la console de mixage. Un switch à l’arrière permet même d’informer les KH 80 DSP de votre position par rapport à l’enceinte selon la taille du bureau sur lequel vous travaillez. Nous avons eu la chance d’écouter ce nouveau modèle en action, et il faut bien se rendre à l’évidence : Neumann vient encore de commettre un chef d’oeuvre.

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Seymour Duncan
En tant que vétéran du milieu, monsieur Seymour Duncan a eu l’occasion de bobiner des micros pour tous les guitar heroes qui ont peuplé cette terre à un moment ou à un autre. La bonne nouvelle, c’est qu’il a conservé la plupart de ses notes, et qu’il peut donc vous refaire à l’identique les micros de Jimmy Page en 77 ou Slash en 93. Dès 1968, il était déjà affairé à sa tâche, et a donc eu l’occasion de faire un set de micros pour Jimi Hendrix. Ce nouveau kit reprend donc le schéma des micros qui équipaient la Strat du maître en mars 68, avec l’agressivité caractéristique de la position chevalet et le velouté du grave. Souci du détail maladif oblige, Seymour a même pris soin de retourner l’orientation des plots pour émuler le fait que Hendrix jouait sur une guitare droitier à l’envers.
Légende encore, le set High Voltage reprend tout simplement le son d’Angus Young via deux humbuckers alnico II fabriqués par le Custom Shop de la marque. On retrouve la clarté et la douceur vintage des Pearly Gates avec un grave largement moins présent, idéal pour faire rugir un plexi poussé.

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Akai
La MPC est un classique incontournable du sampling depuis l’âge d’or du hip hop à la fin des années 80, et son évolution récente l’a progressivement amenée dans le sens d’une intégration de plus en plus poussée à l’outil informatique, au point que Akai en est arrivé à une version purement virtuelle avec l’application iMPC ou une version contrôleur avec la MPC-Touch. Mais Akai a senti le vent tourner et commence donc à revenir vers plus d’indépendance, un retour qui se traduit par la sortie de la MPC-Live, première version standalone de l’engin depuis belle lurette. La Live reprend exactement l’aspect extérieur de la Touch ainsi que son écran couleur 7 pouces multitouch, ses 16 pads réactifs et ses 4 potards tactiles et à encodeurs rotatifs, mais elle intègre en plus 2 gigas de RAM pour le sampling et 16 gigas pour le stockage, extensibles par disque dur SATA, carte SD ou clé USB. Plus besoin d’amener votre ordinateur au concert, donc les risques de galères informatiques sont largement minimisés. Et pour rendre la MPC-Touch complètement indépendante, il est même possible de la faire fonctionner sur batterie intégrée, et vous ne dépendez donc même plus de la prise de courant située à l’autre bout de la scène !
La nouvelle version de la MPC « classique », la MPC X, reprend cette philosophie et établit un pont entre la Live, dont elle reprend le fonctionnement standalone, et la Touch puisque la X peut aussi servir de contrôleur externe. Elle a en fait été conçue comme le centre d’un système qui peut être aussi complexe qu’on le souhaite, grâce notamment à 8 sorties CV/Gate qui permettent de piloter des appareils modulaires et synthétiseurs CV. Puissant et bien pensé, décidément la vénérable MPC a encore de beaux jours devant elle.

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Blackstar
La marque britannique fêtait ses 10 ans à fabriquer des amplis qui ont donné envie à tout le monde de rejoindre l’étoile noire. Pour fêter ça dignement, ils ont fait une belle version limitée du combo Artisan 30 assemblé au Royaume Uni couvert de cuir à motifs pour un look radical et original.
Parmi les gros succès de cette première décennie, les combos ID:Core sont déjà des références dans le marché très convoité des amplis numériques avec modélisations et effets intégrés, les petits couteaux suisse qui conviennent autant aux débutants qu’aux chevronnés qui cherchent de quoi avoir le son à tout petit volume pour la maison. Les trois best sellers de la série, les combos 10 watts, 20 watts et 40 watts, viennent de connaître leur première révision. Suivant l’adage selon lequel on ne change pas une équipe qui gagne, Blackstar a pris le soin de ne pas gâcher ce qui a fait l’énorme succès de ces modèles et au premier coup d’oeil rien ne les distingue de leurs prédécesseurs, à l’exception du petit « V2 » noté à côté du nom de modèle sur le panneau de contrôle. Pourtant, il y a eu du boulot sous le capot. Les voicings des six simulations d’amplis ont été retravaillées, tout comme le grain des douze effets intégrés, et ces amplis sont désormais livrés avec la version Blackstar du logiciel Presonus Studio One, de quoi faire des enregistrements très sérieux en ne rajoutant rien d’autre qu’un ordinateur et une guitare.
Enfin, on les aurait presque oubliés tellement ils ne prenaient pas de place mais les deux nouveaux combos de la marque promettent de combler les attentes de nombreux débutants. Le LT-Echo 10 (10 watts) et le LT-Echo 15 (15 watts) sont des petits amplis qui proposent quand même deux canaux (clair et saturé) ainsi qu’une excellente simulation d’écho à bande pour ajouter de l’ampleur à votre son. Avec en plus le fameux réglage d’égalisation ISF qui permet de balayer une large étendue de grains, ces petites boîtes pourront même contenter les professionnels à la recherche d’un bon ampli d’appoint pour les voyages.

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