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NAMM 2017 : premier jour

Comme tous les ans, le salon d’hiver du NAMM se tient à Los Angeles, et cette année encore Woodbrass s’est déplacé pour vous ramener les nouveautés les plus excitantes et les exclus les plus fraîches. Le salon commence le jeudi 19 janvier, et dès ce premier jour nous avons été bombardés de nouveautés passionnantes. Cette édition a beau arriver dans un contexte politique et économique compliqué, l’enthousiasme paraît de mise et, lorsqu’on voit les jolis produits qui foisonnent cette année, il y a de quoi se faire de belles envies. Voici un premier aperçu des instruments et accessoires que vous retrouverez en magasin pendant toute l’année 2017.

par Woodbrass Team

namm

Taylor
Après avoir revu de fond en comble ses séries haut de gamme, Taylor revient vers les budgets les plus modestes et propose une excellente guitare destinée aux débutants et chevronnés désargentés. « D’une certaine façon, un débutant mérite la guitare la plus facile à jouer. Un guitariste expérimenté pourra faire fonctionner à peu près n’importe quoi. » déclare Andy Powers, le luthier en chef de Taylor qui a conçu la nouvelle série Academy. Ces trois modèles viennent se situer entre la Big Baby et la 110, et ont en commun un choix de bois basique mais qui a largement fait ses preuves, avec corps en sapele laminé et table en épicéa Sitka massif. La finition est mate, les Academy sont équipées d’un préampli électro acoustique ES-B avec accordeur intégré, et elles sont accompagnées d’une housse suffisante pour les déplacements quotidiens. Enfin et surtout, elles sont dotées d’un armrest en acajou qui vient faciliter la prise en main. Cette découpe de confort est généralement l’apanage des guitares de luthier, et l’idée de proposer cette avancée sur des modèles qui s’adressent aux débutants s’avère être d’une logique imparable, même s’il s’agit d’une première. Trois modèles sont disponibles : la dreadnought A10, la grand concert A12 et la grand concert à cordes nylon A12N. Encore une très belle initiative de la marque californienne qui montre une fois de plus sa bonne volonté à l’égard des guitaristes sans le sou.
Toujours pour ces musiciens aux petits moyens, la très fameuse série GS Mini, qui est rapidement devenue une référence incontournable chez Taylor, accueille désormais une mini basse. On retrouve le mélange sapele / Sitka, le préampli ES-B, la finition matte et le gig bag, mais la philosophie de la GS Mini Bass est bien à part. Ses cordes sont en nylon enroulé de phosphore bronze, ce qui, allié à sa petite taille et à son diapason court, en fait une basse ultra facile à jouer que l’on peut maîtriser lorsque l’on vient de la guitare ou que l’on peut jouer sur le canapé devant le télé sans avoir à brancher sa Precision lorsqu’on est bassiste. Nous avons eu l’occasion de la faire sonner et force est de constater que malgré son gabarit réduit, la belle ne manque pas de graves et s’avère même d’une épaisseur surprenante.
Enfin, dans un registre plus haut de gamme et traditionnel, la série 800 se voit augmentée de trois modèles baptisés 800 Deluxe, qui reprennent le mélange gagnant de palissandre pour le corps et d’épicéa pour la table mais le complètent avec des barrages en épicéa Adirondack pour un meilleur volume, un contour de confort armrest pour que le bras droit ne se fatigue jamais et mécaniques Gotoh 510 qui sont à la fois plus agréables à manipuler et plus précises que les mécaniques d’origine de la série 800. Les trois guitares à bénéficier de ces upgrades sont la dreadnought 810e DLX (pas de pan coupé), la grand concert 812ce DLX ainsi que la grand auditorium 814ce DLX. Dans cette nouvelle version, les 800 Deluxe se rapprochent des 900 au niveau des performances mais conservent une esthétique plus sobre qui sera sans doute du goût de beaucoup. Une mise à jour très bien pensée.

taylor

Focusrite
Vous avez une interface audio Scarlett et vous vous sentez limités en nombre d’entrées et sorties ? Qu’à cela ne tienne, voici deux préamplis qui devraient vous rendre la vie bien plus simple. La Scarlett Octopre et le Scarlett Octopre Dynamic sont deux racks qui incluent huit préamplis avec entrées XLR/jack, huit sorties jack indépendantes et synchronisation word clock. La première propose deux sorties ADAT (avec huit canaux à chaque fois), et la Octopre Dynamic ajoute en plus deux entrées ADAT (pour chaîner plusieurs préamplis du genre par exemple) ainsi que deux entrées jack à haute indépendance pour y brancher en direct des instruments à faible niveau de sortie comme une guitare électrique, et surtout un compresseur analogique réglable indépendamment sur chaque entrée. Un véritable console qui tient dans un rack une unité.

focusrite

Keeley
Le fabriquant de l’Oklahoma a fait sensation avec un modèle qui est appelé à devenir un classique : la Dyno My Roto. Il s’agit de la première pédale analogique vraiment compacte à reproduire le tri-chorus. Ce chorus enveloppant et très typé a fait le bonheur des guitaristes de session dans les années 80 (Michael Landau en tête) et reste à ce jour immédiatement associé aux productions de l’époque. Il s’agissait à l’origine d’un rack, le Dytronics CS-5 (d’où le nom de la Keeley), qui a été reproduit par le Custom Shop Fulltone sous le nom de « That 80s Rack Chorus », et reproduit sous forme de pédale grand format par Free The Tone qui l’a baptisée Tri-Avatar. La Dyno My Roto est plus petite et surtout bien plus simple de prise en main, et intègre en plus des sons de flanger (rotoflange) et de cabine Leslie (rotary). Robert Keeley l’appelle « le meilleur chorus que vous n’ayez jamais entendu », et le pire est qu’il n’a peut-être pas complètement tort.

keeley

Two Notes
Les montpelliérains de Two Notes se sont imposés sans conteste comme les patrons de la loadbox (une charge qui permet de faire croire à votre ampli qu’il voit l’impédance d’un baffle) et de la simulation de haut parleur, tant leurs produits sont toujours musicaux et parfaitement conçus pour jouer et enregistrer avec un son de stack en furie sans déranger personne. D’ailleurs leurs Torpedo se retrouvent sur de nombreux autres stands, notamment Eartquaker Devices et Wampler. Jusqu’ici, leur Loadbox ultime était la Torpedo Reload, mais pour ceux qui cherchent un moyen d’enregistrer leur tête à lampe sans sortir sur une enceinte, il existe désormais une solution à prix beaucoup plus doux, le Torpedo Captor. Cette petite boîte noire, au design parfaitement utilitaire, est une loadbox 100 watts réactive, qui ne gâche donc pas la dynamique de votre tête, doublée d’un atténuateur fixe de 20dB si l’idée de sortir un baffle ne vous a pas quittée pour autant (ne serait-ce que pour retrouver la sensation d’air qui se déplace sur scène sans pour autant tuer votre batteur sur un mur de volume), et on retrouve même le simulateur de haut parleur qui équipait les préamplis de la série Le Preamp, un circuit analogique très simple à trois positions (off, guitar, bass). Les utilisations possibles sont multiples, de la scène où on peut à la fois atténuer le volume de son ampli en sortant sur la console via la sortie XLR ou jack sans dépendre d’un placement de micro hasardeux, à la maison où l’on pourra enregistrer le son de son ampli avec une simulation de haut parleur de qualité redoutable via leur plugin Wall Of Sound, le tout sans faire plus de bruit que votre guitare à vide. Ce petit outil devrait trouver de nombreux amateurs, et pour profiter de ses très riches fonctions il suffira de choisir sa version en fonction de l’impédance de son ampli : 4, 8 ou 16 ohms.

twonotes

DW
Les fameuses caisses claires Collector’s Series Icon ont été conçues par la marque californienne Drums Workshop pour rendre hommage aux légendaires utilisateurs de la marque, et parmi les quatre modèles déjà sortis la Nick Mason (Pink Floyd) avait été particulièrement remarquée. Ce cinquième modèle devrait faire pas mal d’envieux, puisqu’il a été conçu avec l’incroyable Terry Bozzio. Ce dernier est connu pour avoir inspiré à son employeur Frank Zappa le fameux solo de batterie The Black Page #1, qu’il était le seul à pouvoir jouer. On retrouve la partition de ce morceau de bravoure en décoration de cette caisse claire, par ailleurs un modèle en érable 11 plis qui intègre toutes les innovations qui ont fait la réputation de la marque. Il n’y aura que 250 exemplaires, et chacun sera accompagné d’un pressage vinyle du morceau The Black Page #1, l’occasion de se mettre au travail pour étrenner sa caisse claire toute neuve !

DW

Gibson
La plupart des nouveautés Gibson avaient déjà été révélées avant le salon, et la nouvelle forme de guitare qui était apparue au salon CES il y a dix jours n’était pas présentée, et nous n’en savons donc toujours pas plus sur cette double cutaway fascinante. Au détour des allées malgré tout nous avons remarqué une guitare au look peu habituel, un dérivé de la Johnny A., l’excellent modèle signature à la forme radicale double cutaway florentin. Cette nouvelle venue s’appelle la Johnny A / Joe Bonamassa Spruce Top, en cela qu’elle s’inspire d’une guitare de Bonamassa (une double manche EMS-1235 de 1959 avec table en épicéa), ce qui fait que l’on ne peut plus compter le nombre de guitares qui portent son nom chez Gibson comme chez Epiphone. La table en épicéa est posée sur un corps creux qui permet de retrouver une guitare aussi légère et résonnante qu’une ES-335. Si ce nouveau modèle permet au grand public de découvrir la signature Johnny A et que les guitaristes s’intéressent alors aux formes alternatives chez Gibson, Bonamassa aura finalement réussi une jolie mission.

gibson

Universal Audio
La fameuse interface audio Apollo Twin avait déjà fait sensation lorsqu’elle a été présentée au NAMM 2014, et la revoici dans une version améliorée, la Apollo Twin Mk II. L’essentiel ne change pas, c’est-à-dire que l’on garde le design très compact et esthétiquement plaisant, les deux entrées, les effets sans latence et le système Unison pour adapter l’impédance d’entrée en fonction des plugins sur lesquels vous branchez votre micro ou votre guitare. Qu’est-ce qui change alors, en dehors de la couleur qui passe de l’argenté au gris mat ? Les convertisseurs ont été revus et corrigés en partant de ceux qui équipent les Apollo P, en suivant la logique selon laquelle tout ce qui est développé pour le haut de gamme de Universal Audio resurgit sur les modèles plus modestes. Côté fonctionnalités, on gagne une plus grande flexibilité dans le système d’écoute, avec des fonctions mono, mute, atténuation et le choix entre deux paires d’enceintes switchables. Enfin, la Apollo Twin intègre désormais un petit micro de talkback qui permet de communiquer avec l’artiste que vous enregistrer, et de faire une ambiance ultra compressée à la Phil Collings, qui utilisait le talkback de sa SSL pour ses pistes de batterie. Détail non négligeable, la Apollo Twin existe désormais en trois versions différentes avec une puissance DSP doublée à chaque fois : la Solo, la Duo, et enfin la Quad, un nouveau de DSP qui n’existait pas encore sur l’Apollo Twin et en fait donc de fait une véritable machine de guerre ultra compacte.

UniversalAudio

Vox
Dès 2015, Vox et Korg (qui appartiennent au même groupe et bénéficient donc d’un département de recherche commun) avaient commencé à nous teaser sur la technologie Nutube 6P1, un petit élément électronique qui reprend le mode de fonctionnement et la richesse harmonique d’une lampe mais en permettant une plus grande fiabilité, une taille moindre et une consommation d’énergie réduite. Le résultat est tellement efficace que Vox a construit une nouvelle gamme de têtes d’amplis autour du Nutube, les MV50. Ces trois têtes ont en commun un poids ridicule (500 grammes !) pour une puissance conséquente de 50 watts, via une amplification classe D qui est déjà bien connue des bassistes. Le préampli est évidemment équipé du Nutube, et le look évoque une ambiance néo-rétro via le mélange de simplicité moderne et d’un antique vu-mètre, philosophie cohérente avec l’idée de recréer une lampe adaptée au 21ème siècle. Chose suffisamment rare pour être appréciée, Vox a choisi la simplicité niveau fonctionnalités, puisqu’on dispose de trois boutons uniquement (Gain, Tone et Volume pour les modèles crunch, EQ deux bandes et Volume pour le modèle clean) et d’une sortie casque. Pas de menus et de sous menus, de Bluetooth et autre, tout est sous vos doigts ! Les trois modèles présentent en fait trois voicings différents : le MV50 Clean est consacré aux sons clairs façon Fender, le MV50 AC reprend les légendaires crunchs de la marque qui a fait le bonheur de Queen, des Beatles ou de U2, et le MV50 Rock lorgne du côté de l’autre grande marque d’amplification britannique. Enfin, deux nouveaux baffles sont prévus pour accompagner ces nouvelles têtes, des boîtes très sobres qui promettent une très bonne réponse dans les graves. Vous avez le choix entre haut-parleur 8 pouces (BC-108) et Celestion V 12 pouces (BC-112). Détail intéressant, les deux modèles sont équipés d’une sortie pour chaîner deux baffles à partir d’une seule tête sans que cette dernière ne soit équipée de deux sorties, au hasard comme le MV50 !
Par ailleurs, trois nouveaux amplis casque Amplug 2 sont disponibles et offrent chacun trois canaux et neuf effets intégrés. Vous avez donc le choix entre le Clean, le Blues et le Lead. De quoi se faire saigner les esgourdes sans réveiller le bébé dans la chambre d’à côté !

vox

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