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Sauvage Guitars – La guitare de luthier version grand luxe

Par Woodbrass Team

La nouvelle a commencé à circuler début Novembre : une nouvelle marque venait d’apparaître, une marque spécialisée dans le très haut de gamme, avec une philosophie assumée de ne fabriquer que du sublime sans se soucier du temps que ça prendra et du coût que ça entraînera. Puis des photos de leur guitare unique, la One Piece Master, ont suivi sur Instagram et nous ont bien mis l’eau à la bouche. Puis le déclic : Sauvage, c’est la traduction de Wild ! Et ce sont effectivement les auvergnats de Wild Custom qui sont derrière ce projet ambitieux de réaliser des pièces de collection en poussant dans les derniers retranchements leurs talents d’artisans.

blaiserenoBlaise et Reno aux côtés de leur création

Woodbrass Deluxe ne pouvait pas rester les bras croisés face à cette belle initiative, et nous avons donc décidé d’organiser une soirée avec quelques clients, artistes et journalistes afin de présenter la belle aux intéressés. Forcément, à 60 000 euros pour un exemplaire unique, nous ne serons pas si nombreux à avoir la chance de poser les mains dessus, et il y a intérêt à ne pas la faire tomber sur la route de la cabine d’essayage ! Judge Fredd était de la partie, le bluesman Johnny Gallagher aussi, et tous les deux sont tombés en arrêt face la One Piece Master qui n’a laissé personne indifférent. Le secret de cet instrument d’exception ? C’est à la fois une guitare sur laquelle tout le monde a trouvé quelque chose à jouer, qu’ils viennent du rock, du blues ou de la country, mais elle ne ressemble à aucune référence connue et a une personnalité bien à elle. Nous nous sommes entretenus avec Blaise Rodier, responsable des ventes et du marketing chez Sauvage, pour qu’il nous raconte la belle histoire de la One Piece Master.

onepiece

Pourquoi avoir monté une marque parallèle plutôt que sortir la One Piece Master en tant que Wild ?
Historiquement Wild s’est montée sur nos racines punk rock, skate et culture urbaine. On a mis beaucoup de temps et d’énergie à lancer Wild et à en faire la marque dont on est aujourd’hui fiers. La marque s’est construite en partant de nos goûts et valeurs personnels mais aussi avec l’apport de tout ceux qui nous ont fait confiance au fil de l’aventure (guitaristes, partenaires, passionnés). L’aboutissement de tout ça, c’est une marque à dimension très communautaire, une marque qui s’est co-construite au fil des années et des rencontres. Nous avons conscience de ça : la confiance, c’est long à installer et ça reste fragile. Donc nous faisons attention à ce que Wild reste une marque aux racines Rock ‘n’ Roll. Sauvage est un projet beaucoup plus exclusif, beaucoup moins rassembleur que Wild. Dans un monde de plus en plus formaté, de plus en plus rationnel et raisonnable nous avons décidé de ne nous mettre aucune contrainte. Accompagné dans le projet par un collectionneur passionné, nous avons établi ensemble un cahier des charges où l’objectif est de créer l’émotion. Nous avons spontanément pensé à créer Sauvage, la grande sœur de Wild.

Quelles ont été vos inspirations pour la OPM ?
Les inspirations de la OPM sont nombreuses. Nous sommes vraiment fans de Dieter Rams, le designer industriel connu pour ses produits Braun et comme source d’inspiration majeure d’Apple. Il est à la base des 10 principes fondateurs d’un bon design : innovateur, utile à chaque produit, esthétique, compréhensible, discret, honnête, de valeur à long terme, chaque détail doit être conçu avec une précision exhaustive, il doit être respectueux de l’environnement et minimaliste. C’est une doctrine qu’on a essayé d’appliquer au maximum lors de la création de l’OPM. L’idée n’a jamais été de faire une guitare chère pour faire une guitare chère. Ça a déjà été fait par le passé en ajoutant du carat et du travail d’embellissement à des instruments existants : Rock Royalty, Rieter, Fender Custom Shop Fabergé… Notre postulat de départ est vraiment différent, nous avons pris la logique exactement inverse. Nous avons voulu fabriquer un instrument exceptionnel en dépit du marché et de toute logique économique, la dimension prix n’est jamais venue perturber le processus de création, on ne s’est posé la question qu’à la fin. Par ailleurs, nous ne voulons pas faire de coup « marketing » ou de « one shot » mais installer une marque prestige, très haut de gamme dans le temps.

gallagherLe bluesman Johnny Gallagher fait sonner la belle sur un Marshall Astoria

Quelles sont les caractéristiques qui la rendent spéciale ?
Nous avons voulu créer une nouvelle signature en terme de lutherie. A savoir une marque où tous les instruments seront fabriqués en une pièce de bois. L’idée étant de replacer chaque pièce de bois au cœur du projet de chaque instrument. Chaque guitare sera unique car taillée dans une pièce de bois exceptionnelle et unique. Chaque instrument aura sa propre vibration, son propre mojo en fonction de la pièce de bois utilisée. Ensuite nous avons poussé la logique jusqu’à usiner une table / touche traversante. L’idée était d’obtenir le maximum de sustain et de n’avoir aucune contrainte à la vibration du son. A notre connaissance c’est la première guitare en une seule pièce (one piece) avec un angle.

Quels ont été les défis que vous avez rencontrés pour la faire exister ?
Nous avons dû nous faire accompagner par une équipe d’ingénieurs et de designers industriel pour modéliser l’instrument en 3D et l’usiner en 4 passes (intérieur et extérieur corps / intérieur et extérieur touche-table). C’était un usinage très technique. Nous avons ensuite voulu rendre hommage au savoir-faire Thiernois (capitale du couteau) en terme de ferronnerie d’art en utilisant le damasse. Nous avons beaucoup utilisé le fortal pour l’accastillage car c’est un aluminium très dense, conçu pour l’aérospatiale, qui résiste à toute forme d’érosion, de rayure et d’oxydation. Les clins d’oeil au design automobiles sont nombreux : peinture Facel Vega HK 500 Tudor Grey, arrête Bugatti sur le dessus de la table et des contours micros, table inspiration capot Porsche 911…

A quel genre de guitariste s’adresse-t-elle ?
Sauvage est une marque exclusive, une marque qui assume son côté prestige. L’OPM s’adressera donc forcément à un guitariste passionné, un guitariste qui sera sensible à l’aventure Sauvage et qui aura les moyens d’assouvir sa passion.

Pensez-vous déjà à la suivante ?
Nuit et jour ! La suivante est déjà en cours de développement. Je ne dévoile rien et ne donne aucune date mais la barre sera placée encore plus haute.

judgefreddL’incontournable Judge Fredd (Cour Cuprême) s’éclate sur une Wild

Merci à Laurent Picciotto pour les photos

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