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Juliette Serrad (prof de chant Woodbrass Music School) – Interview

Par Woodbrass Team

C’était la grande nouvelle de cette fin d’année, la Woodbrass Music School propose enfin des cours de chant ! C’est un instrument dont nous disposons tous, et pourtant peu d’entre nous ont pris la peine de travailler suffisamment pour le maîtriser. Pourtant, c’est à la fois le meilleur moyen de communiquer auprès d’un public et une qualité très précieuse pour vous intégrer à un groupe : en effet, combien de musiciens sont vraiment capables d’assurer des chœurs décents sans avoir à faire semblant que le micro ne marche pas pour cacher leur misère vocale ? C’est le moment de vous inscrire pour la rentrée de septembre, et nous vous proposons d’ici là de faire la connaissance de votre future prof, Juliette Serrad.

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Comment es-tu tombée dans la musique ?
Mes parents sont mélomanes, ils m’ont emmenée aux concerts de classique et de jazz très tôt.
Quel a été ton apprentissage ?
J’ai commencé le chant et le violoncelle au Conservatoire de Chalon-sur-Saône, et j’ai suivi des cours de classique, jazz et musiques actuelles. Puis j’ai fait mes études supérieures au Conservatoire de Paris, puis au Pôle Supérieur de Paris.

Pourquoi avoir choisi le chant ?
Je n’ai pas vraiment choisi le chant, j’ai toujours chanté, c’est à la base quelque chose de naturel, puis c’est devenu une passion et un besoin.

Quels chanteurs/euses t’ont influencée ?
J’ai été très influencée par des chanteurs et chanteuses afro-américains, tous les grands classiques: Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Aretha Franklin, Ray Charles, Erykah Badu, D’angelo, et j’en passe. Mais aujourd’hui je m’inspire de n’importe quel style.

Considères-tu le chant comme un instrument ordinaire ? Quelles sont les contraintes propres à ta discipline ?
Ce qui est génial c’est que tu n’as besoin de rien d’autre que tes cordes vocales, et tu peux donc chanter partout, tout le temps. La contrainte, c’est que tu ne peux pas te cacher derrière quoique ce soit, les sons viennent directement de toi, sans intermédiaire. En plus de ça, un chanteur est souvent sur le devant de la scène, il faut donc apprendre à entraîner tout le monde avec toi. Mais c’est un super travail pour la confiance en soi, et quand on joue vraiment le jeu, on découvre le lâcher-prise, ce qui donne envie d’y retourner.

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Chanter s’apprend-t-il vraiment ?
Oui, chanter ça s’apprend. Aussi bien techniquement que musicalement. Il faut être un minimum conscient de ce que l’on fait pour transmettre ce que l’on veut. Mais personne ne saura mieux que toi ce que tu as à dire.

Quelle est l’approche que tu veux transmettre dans ton cours à la Woodbrass Music School ?
Je veux surtout transmettre le plaisir de chanter et tout ce que ça englobe: partager et avancer avec d’autres chanteurs, faire découvrir leurs voix aux élèves. Souvent ils ne les soupçonnent pas.

Quelles sont les difficultés propres à la transmission de techniques au chant ?
La difficulté en chant, c’est que tu ne peux pas montrer les choses, comme appuyer sur une touche ou une corde. Au début c’est un peu abstrait, même en se référant à l’anatomie. Tout est dans la sensation et la maîtrise de son corps.

Faut-il savoir jouer d’un autre instrument pour apprendre à chanter ?
Jouer d’un instrument apporte toujours des choses en plus c’est sûr. Cela t’aide à former ton oreille par exemple, et à chanter plus juste. En général, je dirais qu’il faut le plus possible faire l’expérience de la musique de différentes manières.

Quels sont tes cinq albums préférés, tous artistes, styles et époques confondues ?
« Vespertine » de Björk, « Tawk Tomahawk » de Hiatus Kaiyote, « Live in Berlin » d’Ella Fitzgerald, « Baduizm » d’Erykah Badu et « The Queen in Waiting » d’Aretha Franklin

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