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La saga TC Electronic

Par Jules Joffrin – Woodbrass Team

TC Electronic fait partie de ces rares marques qui ont un glorieux passé mais qui pour autant ne se reposent pas dessus, et continuent de proposer des produits nouveaux et passionnants. Nous revenons sur le parcours brillant de ces effets venus du froid.

81614_lTout commence au Danemark, en 1976. Deux frères, Kim et John Rishoj, se lancent dans la conception d’une pédale de chorus révolutionnaire. A l’époque, les pédales pour guitare sont extrêmement spartiates : il n’existe que des fuzz, des booster, des wah wah et l’autre pédale pionnière du chorus, la Boss CE-1, sort elle aussi en 1976. Les Danois sont donc au premier plan de la révolution des pédales, et ils sont les premiers à proposer un chorus qui ne rajoute pas de bruit de fond, et qui est alimenté sur secteur plutôt que par pile, pour éviter les inconsistances de fonctionnement. La SCF (pour Stereo Chorus / Flanger) était une véritable révolution tant aucun chorus à l’époque n’était aussi clair et transparent. La meilleure preuve du génie de TC est que la pédale est toujours proposée à leur catalogue et continue de se vendre alors qu’elle approche son quarantième anniversaire. Peu de pédales peuvent se vanter d’une telle longévité…

tc-2290-front_700x177Le delay qui tue
Le deuxième coup de génie de la marque est signé en 1985. On passe alors dans le domaine numérique, avec le delay en rack TC2290. A l’époque, ce delay est à des années lumières de la concurrence : il offre une clarté de son, un temps de délai et une richesse de réglages qui n’existent pas ailleurs. Il devient très vite LE delay des années 80, celui que l’on retrouve dans le rack de tous les guitaristes professionnels de l’époque, celui qui a donné les immortelles textures de The Edge sur les albums de U2. D’ailleurs, les ingénieurs du son s’emparent bien vite de cette nouveauté qui équipe encore la plupart des studios professionnels à l’heure actuelle. Et bien des guitaristes jurent encore par leur rack d’époque.

g_systemAudio pro
A la fin des années 90, TC Electronic assure définitivement sa place dans le milieu de l’audio professionnel avec le Finalizer 96k, un outil de mastering redoutable, et assomme les guitaristes une bonne fois pour toutes avec le G Force. Ce multi effet au format rack rassemble tout ce que la marque danoise sait faire de mieux, dans un format si compact qu’il devient le compagnon indispensable de la plupart des musiciens qui tournent à l’époque. Sa version pédalier, le G System, suite en s’impose elle aussi, puis se voit déclinée dans une version simplifiée, moins encombrante et plus économique : le Nova System. En 2002, la marque rachète le fabricant de moniteurs Tannoy ainsi que les amplis de puissance Lab.Gruppen et les trois marques forment alors le TC Group. A cette époque, TC lance sa marque d’effets spécialisés pour la voix, TC Helicon.

ed645171-9f13-4e8c-9904-e13aac7a0870Vers les Toneprint et au-delà !
Enfin, le dernier coup de génie en date de TC est une nouvelle révolution dans le domaine de la guitare. En 2010, ils donnent un premier coup de pied dans la fourmilière avec le premier accordeur polyphonique du marché, le Polytune. Mais c’est au NAMM 2011 que la marque présente sa nouvelle série de pédales, les TonePrint. Elles reprennent les effets les plus réputés de la marque (dont un preset reproduisant le 2290 sur le delay Flashback), mais permettent en plus d’uploader via un port USB des presets programmés par les plus grands guitaristes de la planète. Depuis, ces pédales sont devenues une vision habituelle sur les pedalboards de la plupart des pros, et on peut désormais éditer ses effets dans les moindres détails via smartphone, iPad ou ordinateur. Mais TC ne semble pas prêt à s’arrêter : en 2013, ils ont présenté le Ditto, le looper le plus simple et le moins cher du marché, puis la Mini Hall Of Fame, une toute petite version de leur fameuse pédale de reverb. Pour le NAMM 2014, la nouvelle est tombée hier : le Ditto gagne un grand frère, le Ditto X2 ! Quand on vous dit qu’ils ne se reposent jamais sur leurs lauriers…

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